NNA 10/05/2026

NNA - Le Comité des étudiants libanais en France appelle à ne pas participer aux manifestations et à respecter les lois et règlements

ANI - Omar El-Khawli, président du Comité des étudiants libanais en France, a appelé à ne pas participer aux mouvements de protestation et à respecter les lois et règlements français. Dans un communiqué, il a déclaré : « Au vu de l'évolution rapide de la situation dans le secteur de l'enseignement et des universités en France, et de l'extension des mouvements étudiants et syndicaux à plusieurs universités, le Comité des étudiants libanais en France affirme suivre de près ces développements. Il se montre attentif à la situation des étudiants libanais ainsi qu'aux répercussions de ces événements sur leur parcours universitaire et leur vie quotidienne. Tout en respectant pleinement le droit des étudiants français, des syndicats et des organismes concernés à exprimer leurs revendications et leurs positions par les moyens garantis par la loi française, le Comité appelle les étudiants libanais des diverses universités françaises à ne participer ni s'impliquer dans aucun mouvement de protestation, manifestation, sit-in ou grève liés à la mobilisation étudiante et syndicale en cours, et à se conformer strictement aux règlements et lois en vigueur en République française. »

 

Le Comité a souligné que « la présence des étudiants libanais en France s'inscrit dans le cadre de leurs études et de leur formation académique ; le respect des lois du pays d'accueil et de ses règlements universitaires constitue une responsabilité fondamentale pour chaque étudiant libanais, afin de préserver son image d'étudiant ainsi que ses relations avec les établissements universitaires et la société française. »

 

Dans ce contexte, le Comité a invité les étudiants libanais à se tenir à l'écart de toute polémique ou de tout mouvement ne les concernant pas directement, et à ne s'engager dans aucune activité susceptible de compromettre leur parcours universitaire, leur séjour, leur sécurité ou leurs intérêts académiques, ou de les exposer à des problèmes ou à des conséquences juridiques. Elle a souligné que « sa position ne constitue en aucune manière une ingérence dans les revendications portées par les étudiants français ou les syndicats concernés, ni une remise en cause de leur droit à une expression pacifique et démocratique — un droit que la Commission respecte et reconnaît. Elle découle plutôt de sa responsabilité envers les étudiants libanais et de son souci de voir leur présence en France demeurer strictement cantonnée au cadre académique, loin de toute participation au mouvement social interne en cours ».

 

Elle a également appelé à vérifier les informations concernant la fermeture des universités, la suspension des cours, le passage à l'enseignement à distance ou la modification des dates d'examens auprès des sources officielles des universités et des administrations académiques, et à ne pas se fier aux rumeurs ou aux informations non fiables circulant sur les réseaux sociaux.

 

Dans le cadre de ses responsabilités, la Commission a annoncé la création d'une page dédiée sur son site officiel (https://cnelfrance.online/) pour suivre l'évolution du mouvement étudiant et universitaire, ainsi que ses répercussions sur les étudiants libanais dans les différentes universités françaises — notamment en ce qui concerne les cours, les examens, les déplacements et l'accès aux campus. Ces informations seront mises à jour en continu, conformément aux communiqués des autorités officielles et des universités concernées.

 

M. El-Khawli a affirmé que la priorité de la Commission des étudiants libanais en France est de préserver le parcours académique des étudiants, de faciliter la poursuite de leurs études, de les accompagner dans ces circonstances exceptionnelles et de renforcer leur respect des lois et réglementations françaises. Il a conclu en soulignant que « l'étudiant libanais en France représente son pays par son savoir, son comportement et son respect des lois et des institutions ; la meilleure attitude à adopter à ce stade est de garder son calme, de poursuivre ses études et de s'abstenir de participer aux mouvements internes, tout en respectant pleinement le droit de la société française, de ses étudiants et de ses syndicats à exprimer leurs revendications par les voies légales ».