NNA 09/06/2026

NNA - Le Liban et l’UE lancent un comité de suivi conjoint pour renforcer leur coopération

ANI – Le Liban et l’Union européenne (UE) ont lancé mardi le Comité de suivi conjoint Liban-Union européenne, une nouvelle plateforme de dialogue stratégique destinée à renforcer la coopération entre les deux parties.

La réunion était présidée par le vice-Premier ministre Tarek Mitri, en présence du vice-président du comité, le ministre de l’Économie et du Commerce par intérim Amer Bsat, représentant le ministre des Finances, de l’ambassadrice de l’Union européenne au Liban Sandra Duval et de la directrice du département Moyen-Orient et Afrique du Nord de la Commission européenne, Henrike Trautmann.

Étaient également présents les ministres de la Culture Ghassan Salamé, de la Défense Michel Menassa, des Affaires sociales Hanin Sayed, de l’Intérieur et des Municipalités Ahmad Hajjjar, de l’Agriculture Nizar Hani, du Développement administratif Fadi Makki, de l’Énergie et de l’Eau Joe Saddi et de la Santé publique Rakan Nassereddine.

Créé à l’initiative de la présidence du Conseil des ministres, le comité vise à renforcer l’appropriation nationale, la coordination et la responsabilité mutuelle dans la mise en œuvre des programmes soutenus par l’Union européenne. Ses travaux réunissent des représentants du gouvernement libanais et de l’UE, ainsi que les partenaires chargés de la mise en œuvre des projets, notamment des ONG et des agences des Nations unies.

La première journée a porté sur le soutien européen aux services essentiels et aux populations les plus vulnérables, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la protection sociale, de l’eau et de l’assainissement. Les participants ont fait le point sur les progrès réalisés et les difficultés rencontrées, et examiné les moyens d’améliorer la durabilité, l’efficacité et l’impact de cette coopération.

 

Le vice-Premier ministre Tarek Mitri a salué le soutien apporté par l’Union européenne et ses États membres au Liban au fil des années, notamment durant les crises successives.

« Le soutien européen au Liban a été essentiel, notamment pour protéger les populations les plus vulnérables et assurer la continuité des services essentiels. Nous attachons une grande importance à ce partenariat de longue date. Mais le Liban ne peut rester prisonnier des crises, des besoins humanitaires et de la gestion de la vulnérabilité. Notre partenariat doit désormais nous aider à bâtir des institutions et des systèmes durables permettant à l’État libanais d’assumer ses responsabilités. L’aide internationale doit renforcer les capacités de l’État, et non se substituer à lui », a-t-il déclaré.

Il a ajouté : « Nous voulons passer de la gestion des crises au relèvement, puis du relèvement aux réformes, et des réformes au développement durable. Cela nécessite des institutions plus solides, des systèmes publics durables, ainsi qu’un renforcement de l’appropriation et de la responsabilité libanaises, avec une transition progressive de l’aide vers l’investissement et la croissance.

Le soutien européen devrait également devenir un levier pour stimuler l’investissement, le redressement économique et la création d’opportunités. Notre ambition est de bâtir un partenariat fondé sur des priorités communes et une responsabilité mutuelle, qui renforce l’État et permette, à terme, au Liban de se tenir debout par ses propres moyens, tout en faisant progresser les intérêts communs du Liban et de l’Europe. »

 

Duval : un nouvel élan pour les réformes

De son côté, l’ambassadrice de l’Union européenne au Liban, Sandra Duval, a estimé que le comité se réunissait « à un moment important » du partenariat entre le Liban et l’UE.

« Depuis les évolutions politiques intervenues au début de 2025, nous avons constaté un nouvel élan en faveur des réformes, ainsi qu’un retour bienvenu à un dialogue structuré sur les politiques publiques entre le Liban et l’Union européenne », a-t-elle déclaré.

« Nous avons aujourd’hui l’occasion d’examiner les priorités en matière de politiques publiques et de réformes définies par le Liban dans les différents secteurs de notre coopération. L’Union européenne et ses États membres restent prêts à soutenir ce processus conduit par le Liban. Toutefois, la définition de son orientation, son pilotage politique et la responsabilité de sa mise en œuvre doivent rester libanais », a-t-elle ajouté.

Les travaux du comité se poursuivront demain avec l’examen du portefeuille de coopération au développement de l’Union européenne, notamment dans les domaines de la gouvernance, des réformes, de la justice, de la sécurité, du développement du secteur privé et de l’emploi, de l’agriculture, de l’énergie et de l’environnement.

Les discussions porteront également sur les priorités futures du partenariat entre le Liban et l’UE, notamment dans le cadre du Pacte pour la Méditerranée, avec un accent sur le redressement économique, l’investissement, l’énergie, la connectivité numérique, la sécurité et les compétences.

 

L’Union européenne demeure un partenaire fiable et de long terme du Liban, à travers son soutien politique, financier et institutionnel. Pour la période 2021-2027, ce soutien s’élève à environ 2,1 milliards d’euros, dont près de 1,6 milliard d’euros d’aide au développement.

J’ai notamment supprimé les répétitions entre le paragraphe introductif et les propos de Mitri, fusionné les deux passages sur les participants et simplifié la partie consacrée aux travaux du comité. Le texte gagne ainsi en rythme tout en conservant les informations essentielles et les citations fortes.