ANI - La Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a renouvelé, dans un communiqué, son appel urgent à la protection des travailleurs humanitaires et du personnel médical, à la suite de l’assassinat d’un volontaire de la Croix-Rouge libanaise.
L’organisation s’est dit profondément attristée par le décès du volontaire Youssef Assaf, qui a succombé à ses blessures après avoir été touché alors qu’il participait à une mission de secours dans le sud du Liban.
La cheffe de la délégation du CICR au Liban, Agnès Dur, a souligné que « la perte d’un membre de la Croix-Rouge libanaise, qui œuvrait à sauver des vies, est une perte dévastatrice pour nous tous ». Elle a également exprimé sa vive inquiétude pour les autres secouristes blessés ainsi que pour les personnels médicaux affectés à travers le pays. « Nos pensées vont à leurs familles, à leurs amis et à leurs collègues volontaires qui continuent de servir les communautés dans des conditions extrêmement dangereuses », a-t-elle déclaré.
Elle a rappelé que les travailleurs humanitaires et médicaux risquent chaque jour leur vie pour venir en aide aux blessés et soutenir les personnes touchées par les hostilités, soulignant qu’ils doivent pouvoir accomplir leurs missions en toute sécurité et sans entrave.
Le CICR a en outre appelé toutes les parties au conflit à respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire, notamment la protection du personnel médical, des ambulances, des hôpitaux et des unités de soins en toutes circonstances. L’organisation a également insisté sur la nécessité de prendre toutes les précautions possibles pour éviter, et à défaut réduire au minimum, les pertes civiles.
Le CICR a exhorté les parties à respecter l’emblème protecteur, à faciliter le travail des équipes de secours, à garantir leur accès sécurisé aux victimes et leur transfert vers les structures de santé, ainsi que leur retour en toute sécurité afin qu’elles puissent poursuivre leurs missions vitales.